Où sont Rima Hassan, Greta Thunberg, Thomas Guénolé, les pitres de France Inter et Radio Nova quand des milliers d’Iraniens descendent dans la rue pour briser 47 ans de régime islamiste ? Où sont les flotilles de la solidarité, les banderoles, les cris de « Free Iran » ? Silence radio. Au mieux, on évoque timidement des manifestations contre l’inflation. Comme si l’oppression théocratique était un détail.

Soyons honnêtes : je me pose d’abord la question à moi-même, dans l’autre sens. Pourquoi n’ais-je jamais manifesté pour la Palestine ? Parce ce qu’à mon sens, ces cortèges, ces banderoles, ces manifestants, naïfs ou au contraire très conscients, sont les relais du Hamas et du Jihad islamique. Parce que le peuple palestinien et ses enfants sont écrasés, martyrisés, utilisés comme boucliers humains par leurs propres dirigeants, avant d’être pilonnés par Tsahal. Parce que la cause n’est pas la justice pour les opprimés, mais la délégitimation d’Israël et la propagation de l’intifada globale dans nos propres pays. Car le seul effet constaté est celui-ci ; le chaos et la division dans nos rues. Pour ce qui est du poids de ces démonstrations et de ce signalement de vertu sur la géopolitique internationale : zéro. 

Peu importe ce que l’on pense des actions d’Israël, le régime Iranien et les factions qu’ils arment et soutiennent désignent l’occident comme l’ennemi. Et pour les pro-Palestine, tout ce qui souhaite la destruction de l’était Juif est un allié, peu importe qu’il coupe des bras et exécute des jeunes femmes qui dansent sur TikTok où refusent de dissimuler leurs chevelure.

Si nos universitaires à franges et mulets, nos artistes intersectionnels, nos anxieux en dissonance cognitive permanente usent et abusent du mot « islamophobie » et du lexique habituel, leur récit s’effrite. Ils refusent de voir que démocratie et islam sont incompatibles, que les droits qu’ils chérissent – liberté des femmes, droits LGBT, liberté de pensée – sont précisément ceux que le régime iranien piétine depuis 1979. Ils préfèrent flageller l’Occident plutôt que regarder en face la réalité barbare qu’ils excusent par posture. Le nihilisme, l’envie de disparaître, tenaillent ces jeunes blancs de chez blanc, au point qu’ils en appellent de leurs voeux les lois des barbus dont les Iraniens ne veulent plus, à prendre racine dans nos sociétés. Ce sentiment de culpabilité, ce recroquevillement mortifère, sont les leviers qui en font les enfants-robots de la nuit. Penseraient-ils vraiment qu’une fois en contact avec nos sociétés tolérantes, et ce malgré les nombreux et tragiques contre-exemples quotidiens, le partiarcat venu de Palestine où d’Afghanistan adopterait nos moeurs avec enthousiasme, que c’en serait d’autant plus effrayant.

Et les médias officiels ? Les gouvernements ? Même silence, même orientation, on traite le sujet avec précipitation pour passer au suivant. Pourquoi ? La réponse est simple : la peur. L’intifada globale est déjà en marche, quant à l’entrisme, il est déjà loin dans le corps, métastasant les organes des institutions. Les attaques au couteau ne sont que des « actes isolés ». Les clandestins filmés qui déclarent ouvertement vouloir « prendre le pouvoir » et convertir ? De l’IA bricolée par l’extrême droite. On préfère dormir plutôt que de réveiller la bête. On préfère continuer à détourner les mots de leur sens pour invalider le réel.

Le vrai scandale n’est pas seulement le silence sur l’Iran. C’est ce qu’il révèle : Une immense partie de la gauche occidentale défend les bourreaux oppresseurs, se soumet avec enthousiasme, tant que ceux-ci servent la grande cause anti-occidentale qui nous lavera des pêchés, réels ou supposés, de nos ancêtres. Et c’est le grand sommeil des foules, semblables à celle qui se soulève en Iran, qui rend cela possible.

Il se trouve toujours, à gauche, des zoophiles à drosophiles, des verbieux de la complexité, pour nous expliquer que les choses ne sont pas aussi simples qu’elles n’y paraissent. Le monde actuel n’est certes pas simple, mais une fois le brouillard mental dissipé, il est surtout hautement absurde. C’est un monde dans lequel être sur-éduqué peut se comparer à être diminué par une maladie auto-immune. 

À quand le courage de regarder la réalité en face ? À quand la cohérence morale ?

Laisser un commentaire

Tendances